Livre d’heures (à l’usage de Paris)

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Livre d’heures (à l’usage de Paris)

En latin et en français, manuscrit enluminé sur parchemin
France, Paris, vers 1450 et vers 1500.
Avec 14 grandes miniatures par l’atelier du Maître de Jean Rolin ; une grande miniature (fol. 30) et 6 petites miniatures
par un peintre parisien proche du Maître de la Chronique scandaleuse
[En tout 15 grandes miniatures et 6 petites miniatures]
201 ff., précédés et suivis de 2 ff. de gardes de papier, complet [collation : i + a4, b12, c8, d4, e8, f4, g8, h8, i8, j8, k8, l8, m7 (avec 8 sans doute un
feuillet blanc annulé), n8, o8, p8, q8, r8, s8, t8, u8, v8, w8, x8, y5 (de 6 ?, sans manque de texte)], écriture gothique à l’encre brune, texte sur une
colonne, deux cahiers copiés et enluminés par une seconde main (cahier e et f), jusque 16 lignes par page, réglure à l’encre rouge pâle (justification : 60
x 87 mm), réclames, rubriques rouges, rubriques en français et en latin, bout-de-lignes décorés en bleu et rose, rehaussés de blanc, besants à l’or bruni,
initiales à l’or bruni sur fonds bleu ou rose avec rehauts blancs, initiales plus grandes introduisant les grandes divisions du texte d’une hauteur de 3 lignes
en bleu rehaussé de blanc sur fonds or avec décor floral ou végétal de couleur, bordures enluminées sur chaque feuillet (marge extérieure) associant fonds dorés et fonds réservés, 15 grandes miniatures inscrites dans des feuillets aux bordures enluminées sur fonds réservés (sauf fol. 30 avec bordure sur fonds doré) (motifs floraux et végétaux ; feuilles d’acanthe de couleur ; quelques hybrides et grotesques), 14 miniatures et le texte (hormis celle au fol. 30) sont encadrés aussi par des baguettes enluminées caractéristiques avec fleurs et feuillages sur fonds d’or bruni. Reliure de plein maroquin rouge, décor doré à
la Duseuil, dos à 5 nerfs cloisonné et fleuronné, plats avec décor composé d’un double encadrement composé de filets dorés, fleurons aux angles extérieurs
de l’encadrement central, tranches dorées (tache sur le plat supérieur, quelques épidermures, mais belle reliure). Dimensions : 115 x 167 mm.
Redécouverte d’un fort beau livre d’heures à usage parisien, associant deux artistes à cinquante ans d’intervalle.

PROVENANCE
1. Manuscrit peint à Paris d’après son étude stylistique et copié pour l’usage liturgique de Paris (usage des heures de la Vierge ;
calendrier ; usage de l’Office des morts).
2. Inscription au recto de la dernière feuille de garde, à l’encre, le début d’une lettre : « A Monsieur le president Delaire. 1686 ».

TEXTE
ff. 1-5, Prières en latin, à l’encre (écriture bâtarde), incipit, Deus propicius... ;
f. 5v, feuillet blanc ;
ff. 6-17v, Calendrier, à l’encre rouge et brune, à l’usage de Paris, avec sainte Geneviève, en rouge (3 janvier) ; saint Denis, en rouge
(9 oct.)
ff. 18-22v, Péricopes évangéliques ;
ff. 23-26, Obsecro te ;
ff. 26-29v, O intemerata, suivis de prières ;
ff. 30-41v, Passion selon saint Jean ;
ff. 42-103, Heures à la Vierge, à l’usage de Paris (relevé de l’usage : prime, antienne, « Benedicta tu » ; capitule, « Felix namque es
» ; none, antienne, « Sicut lilium » ; capitule, « Per te dei genetrix » ;
f. 103v, feuillet blanc ;
ff. 104-104v, Prières en latin, rajoutées, écriture bâtarde ;
ff. 105-122, Psaumes de la Pénitence et litanies ;
ff. 122v-125, Heures de la Croix ;
ff. 125v-128, Heures du Saint-Esprit ;
ff. 128v-171, Office des morts (usage de Paris suivant le relevé du Chanoine Leroquais), avec les leçons suivantes : (1) Qui Lazarum
; (2) Credo quod ; (3) Heu michi ; (4) Ne recorderis ; (5) Domine quando ; (6) Peccantem me ; (7) Domine secundum ; (8)
Memento mei ; (9) Libera me ;
ff. 171-184v, Suffrages, dont : De sacramento altaris ; De communi angelorum ; De sancto Iohanne Baptista ; De apostolis Petro et Paulo ; De
sancto Andrea ; De sancto Iacobo ; De communi apostolorum ; De sancto Christoforo ; De sancto Sebastiano ; De sancto Laurentio ; Plurimorum
martirum ; De sancto Martino ; De sancto Nicholao ; De sancto Germano ; De omnium confessorum ; De communi confessorum ; De beata Maria
Magdalena ; De sancta Appollonia ; De sancta Katherina ; De beata Genovefa ; De beata Barbara ; De sancta Margareta ; De communi virginum
; De omnibus sanctissima ;
ff. 185-190, Prière à la Vierge, en français, Quinze joies de la Vierge ;
ff. 190-192v, Prière au Christ, en français, Sept requêtes de Notre Seigneur ; prière à la croix, Sainte vraye croix...
ff. 193-195v, Prières en français, avec rubriques suivantes : Devote oroison de saint Augustin pour dire quant l’en veult recevoir le corps Ihesu
Crist ;Oroison devote a dire quant on a receu le corps Ihesu Crist ; Quant on recoit nostre seigneur ;
ff. 196-196v, feuillet blanc réglé ;
ff. 197-200v, Prière en français, Les sept glaives et douleurs principalles... ; puis prière en latin, Interveniat pro nobis... suivie
d’une mention
en français soulignée en rouge : « Cest escript fut trouvé a Romme derriere l’ostel saint Pierre... »;
Oraison en français : Sire Ihesuscrist
salut et liberation des ames...;
f. 201, Prière en français (rajoutée, écriture bâtarde), Les dix plaisirs de Nostre Dame...

ILLUSTRATION
Le manuscrit contient 15 grandes miniatures et 6 petites miniatures.
La majorité des peintures comprises dans ce manuscrit sont attribuables à un atelier parisien, sans doute dans la
mouvance et influencée par le Maître de Jean Rolin (actif vers 1440-1465), le premier des enlumineurs d’une triade
identifiée par Eleanor Spencer (1963, 1974 : Maître de Jean Rolin ; Maître François (actif vers 1460-1480) ; Maître
de Jacques de Besançon (actif vers 1490-1495)). Le Maître de Jean Rolin doit son nom au Missel qu’il peint pour le
cardinal Jean Rolin (Lyon, BM, MS. 517). Il dirige un atelier prolifique et l’artiste des présentes Heures a dû être en
contact avec ses modèles. Sur le Maître de Jean Rolin, on consultera Avril, F. et N. Reynaud, Les manuscrits à peinture
en France 1440-1520, Paris, 1993, en particulier pp. 38-45. Les travaux récents de Mathieu Deldicque identifient le
binôme « Maître François » et « Maître de Jacques de Besançon » comme François Le Barbier père et fils (Deldicque,
Mathieu. « L’enluminure à Paris à la fin du XVe siècle : Maître François, le Maître de Jacques de Besançon et Jacques
de Besançon identifiés ? », in Revue de l’art, mars 2014).
Un deuxième peintre a peint les enluminures comprises dans les deux cahiers (signatures « e » et « f ») rapportés et
complétés un peu plus tardivement vers 1500. Il s’agit d’un peintre parisien influencé par le Maître de la Chronique
scandaleuse (sur le Maître de la Chronique scandaleuse actif entre 1493 et 1510, voir Avril et Reynaud, 1993,
pp. 274-277 ; Exposition France 1500, no. 105). Disposant d’une palette plus vive, il utilise l’or avec prodigalité pour
souligner
le volume des étoffes ; ses visages présentent des pommettes rehaussées de rouge.
f. 18, Saint Jean sur l’île de Patmos (grande miniature) ;
f. 30, Trahison de Judas (grande miniature) ;
f. 33v, Christ devant Pilate (petite miniature) ;
f. 35v, Couronnent d’épines (petite miniature) ;
f. 37, Portement de Croix (petite miniature) ;
f. 37v, Christ cloué sur la Croix (petite miniature) ;
f. 38v, Christ en Croix entre Marie et Jean (petite miniature) ;
f. 40, Descente de Croix (petite miniature) ;
f. 42, Annonciation (grande miniature) ;
f. 64, Visitation (grande miniature) ;
f. 74v, Nativité (grande miniature) ;
f. 80, Annonce aux bergers (grande miniature) ;
f. 84, Adoration des mages (grande miniature) ;
f. 88, Présentation au Temple (grande miniature) ;
f. 92, Fuite en Egypte (grande miniature) ;
f. 98v, Couronnement de la Vierge (grande miniature) ;
f. 105, David en prière devant un lutrin (grande miniature) ;
f. 122v, Crucifixion (grande miniature) ;
f. 125v, Pentecôte (grande miniature) ;
f. 128, Scène d’enterrement (grande miniature) ;
f. 185, Vierge à l’enfant et ange musicien (grande miniature).

 
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